Collection: Entre filles du centre ville

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Qu'est-ce qu'être une femme aujourd'hui?


A l'occasion des états généraux de la femme, regards croisés sur leurs conditions en 2010.

Combiner vie professionnelle et vie personnelle n'est plus mission impossible en 2009.

Qu'est-ce qu'être une femme en 2009?

Carine Favier, présidente du Planning Familial: "C'est difficile à dire car il y a un grand fossé entre les mères de familles mono-parentales qui vivent souvent dans des situations précaires et les femmes diplômées conscientes de leur droit et qui luttent pour les faire progresser. Mais malgré toutes ces différences, je pense que ce qui rassemble les femmes d'aujourd'hui est la volonté de mener de front leur vie professionnelle, leur vie affective et familiale. Rares sont celles qui sont prêtes à renoncer à un emploi pour avoir des enfants ou vice-versa."  

Claude Sarraute est journaliste et écrivain. Elle vient de publier avec Laurent Ruquier Avant que tu n'oublies tout

Claude Sarraute, journaliste et écrivain: "Aujourd'hui, être une femme n'est plus un problème, c'est un privilège. On peut travailler, avoir des enfants, voter... Quand je me suis engagée dans le combat pour l'égalité des sexes, jamais je n'aurais imaginé que la condition de la femme évoluerait aussi vite. Les progrès réalisés en l'espace de 50 ans sont indéniables. Le fait qu'il y ait des femmes à la tête du pouvoir, dans tous les métiers avec des responsabilités était inimaginable il y a encore quelques années." 

Antoinette Fouque, présidente de l'Alliance des femmes pour la démocratie: "Depuis plus de quarante ans, nous nous sommes battues pour que les femmes deviennent citoyennes à part entière et qu'elles aient le droit de réaliser l'intégralité de leurs compétences. Et nous avons gagné en droits et en libertés plus que jamais dans l'histoire. Les Françaises ont le plus fort taux de fécondité de l'Union européenne et parviennent à mener de front leur activité professionnelle et l'éducation de leurs enfants." 


Saphia Azzeddine, écrivaine: "D'une part, je ne m'envisage pas uniquement en tant que femme. Et puis je ne milite pas, j'écris des bouquins ou les femmes disent ce qu'elles pensent. Je pense qu'être une femme est à peu près la même chose qu'être un homme en 2009, à quelques détails près: les salaires, les baffes et dans certains pays les droits. Plus sérieusement, une femme en 2009 c'est s'accommoder de nos illusions de femmes libres et toujours relativiser nos désillusions. Sans ça, la femme 2009 serait un kamikaze." 

Quelles sont les principales difficultés auxquelles sont confrontées les femmes?

A.F : "La crise économique met en péril les femmes en situation fragile, c'est-à-dire une majorité des femmes. En France comme dans le monde la pauvreté ne cesse de se féminiser. 

L'Observatoire national de la délinquance vient d'annoncer pour 2008 une forte augmentation des violences faites aux femmes leur situation des femmes se dégrade comme se dégrade celle de la planète, mais la conscience, elle, se développe. L'écologie a intégré les programmes politiques, il faut faire de même avec la condition féminine."  

C.S: "Il reste encore à faire progresser la parité dans les entreprises. C'est anormal que les femmes, à qualité égale, gagnent moins d'argent ou évoluent moins vite dans l'entreprise. Mais ces changements risquent de prendre très longtemps. Il faut faire évoluer les mentalités, améliorer la répartition des tâches ménagères pour rendre effective la parité. 



La condition des femmes dans certaines banlieues est également très difficile. Je soutiens complètement le mouvement Ni Putes Ni Soumises. Beaucoup de filles des cités vivent sous la coupe de leur grand frère, sont victimes de mariage forcé et même parfois d'excision. Dans certains quartiers, la cause des femmes est encore loin d'être acquise." 

C.F : "L'égalité est encore loin d'être acquise: le taux de chômage chez les femmes est plus important que chez les hommes, les salaires moins élevés, la précarité est souvent plus importante... Même en ce qui concerne les études, il existe une différence flagrante. D'après un sondage réalisé en 2009, 61% des parents sont prêts à prendre en charge l'intégralité des frais de scolarité de leur fils. Ce chiffre tombe à 48% pour les filles [ndlr: enquête Ipsos/Crédit Agricole]. Les femmes souffrent également de discriminations notamment au moment de leur recherche d'emploi." 

Saphia Azzeddine est l'auteur de Mon Père est femme de ménage et Confidences à Allah.

S.A : "Les gouttes de pipi sur la cuvette des wc, les blagues de cul pas drôles et ces hommes qui entendent oui alors qu'elles disent non. En effet, se rendre compte que des fondamentaux que l'on croyait acquis soient remis en cause." 

Quelles évolutions avez-vous constaté sur cette question depuis le début de votre engagement?



C.F : "Aujourd'hui, les notions de parité et d'égalité paraissent évidentes. Les femmes savent qu'elles doivent lutter pour leurs droits. La possibilité de travailler a permis d'élargir l'autonomie des femmes même s'il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Nous avons constaté au Planning familial que la situation des femmes a plus changé dans les mentalités que dans la réalité: elles veulent qu'on les traite d'égal à égal avec les hommes; elles ont parfois même l'impression que c'est déjà le cas, mais lorsqu'on regarde les études faites sur le sujet, on se rend compte qu'on est encore loin du compte." 

C.S: "La vie des femmes est beaucoup plus facile qu'il y a quelques années. Ce qui nous paraît évident aujourd'hui, ne l'était pas avant: voter, travailler, voyager... Moi, quand j'ai commencé à exercer mon métier de journaliste au Monde, j'avais besoin de l'autorisation de mon mari. Même chose lorsque j'ai voulu ouvrir un compte en banque. Cette situation est inconcevable à l'heure actuelle. Mais il y avait aussi du bon avant: les hommes faisaient la cour aux femmes, leur tenait la porte... Aujourd'hui, lors d'un rendez-vous galant, la fille doit se payer son McDo avant d'aller coucher avec son copain!" 


S.A : "Qu'il y ait une journée de la femme au mois de mars et qu'on nous offre des fleurs. Non je plaisante, c'est même une régression. Le numéro vert par contre, ça c'est bien! Sauf quand la mâchoire est cassée et donc là ça ne sert à rien." 

Comment lutter contre la violence faites aux femmes?

Carine Favier est la présidente du Planning familial.  

C.F : "Il est très important de travailler sur la prévention. Avec le Planning Familial, nous organisons régulièrement des ateliers ou des forums pour améliorer les relations entre les filles et les garçons. Il est indispensable de faire comprendre aux gens, même aux plus jeunes, que les différences biologiques ne doivent pas être un prétexte aux différences sociales. Nous organisons également des groupes de parole, notamment avec les auteurs de violences, pour leur faire prendre conscience de la gravité de leurs actes." 

C.S: "Il faut continuer le combat sur la même lancée. Je pense que si cette question évolue aussi vite que pendant les cinquante dernières années, la situation des femmes ne sera bientôt plus un problème."  

 Antoinette Fouque est la présidente de l'Alliance des femmes et l'une des fondatrices du Mouvement de libération des femmes créé en 1968. Elle est l'auteur de Qui êtes-vous Antoinette Fouque?

A.F : "J'ai proposé en 2008 un Grenelle des femmes non seulement sur les violences dont elles sont parfois victimes mais également sur leur rapport à la société. Cela permettra de connaître et reconnaître ce que l'humanité leur doit, ce qu'elle peut en recevoir." 

S.A : "D'un point de vue physique, rendre les coups autant que cela est possible et partir après le premier coup, pas le deuxième." 

Que pensez-vous de la loi proposée par Michèle Alliot-Marie?

C.F : "Le Planning Familial n'est pas à l'origine de cette loi mais nous en sommes globalement plutôt satisfait. Nous regrettons simplement qu'elle n'aborde pas du tout l'aspect préventif qui est essentiel à nos yeux. De plus, nous sommes contre la création de tribunaux spéciaux pour juger les auteurs de violences faites aux femmes. Il est important que les coupables soient punis mais nous ne voulons d'une judiciarisation à l'extrême de ces questions." 

Et pour vous, c'est quoi être une femme aujourd'hui?
Discutez-en sur Elyot entre filles du quartier ;)

 

Petites-infos sur le centre-ville de Bordeaux :

 

Le Centre-ville offre un concentré emblématique de la "grande ville d'histoire" et "métropole régionale". 

Histoire du Bordeaux Centre-Ville (Le vieux Bordeaux) :

La vieille ville de Bordeaux est la partie située à l'intérieur des anciens murs de la ville, qui correspondent aujourd'hui aux cours de VerdunClemenceauplace Gambettacours d'Albretcours Aristide-Briandplace de la Victoire et le cours de la Marne.

 

À l'est, la vieille ville est délimitée par la Garonne. Au Moyen Âge, deux portes permettaient l'entrée dans la ville : la Porte Cailhau, la Porte Saint-Éloi, dite de la Grosse Cloche.

 

Au xviiie siècle, l'intendant Tourny décide de ceinturer la ville avec des chemins de promenade plantés d'arbres et ponctués de places ornées de plusieurs portes : la porte Dijeaux (1753), la porte d'Aquitaine (1754), la porte de Bourgogne (1755) et la porte de la Monnaie (1759). Par la suite, Georges Eugène Haussmannsous-préfet de la Gironde s'inspirera largement du travail de Tourny pour sa transformation de Paris.

 

Tourny aménage également la face est de la ville, tournée vers le fleuve. L'objectif étant de donner une bonne impression aux voyageurs arrivant du fleuve, la place Royale, future place de la Bourse, est inaugurée en 1755 et la façade des quais est formée sur près de 1,2 km, par un ensemble de maisons uniformes. Enfin, Tourny créé des places (Place dauphine devenue Gambetta, place Saint-Julien future place de la Victoire), des promenades publiques (Allées de Tourny) et un jardin public afin d'ouvrir la ville aux habitants. On trouve deux grands axes qui traversent la partie historique de la ville : la rue Sainte-Catherine qui coupe la ville du nord au sud et le cours Victor-Hugo, prolongé par le pont de pierre qui coupe la vieille ville d'ouest en est.

La rue Sainte-Catherine, rue piétonnière de près de 1 300 mètres, relie la place de la Comédie (Aussi nommée place du Grand Théâtre) et la place de la Victoire, où se situent encore des vieux bâtiments de l'université. La rue Sainte-Catherine et les quartiers situés à l'ouest de cette rue sont très commerçants. À l'est de la rue, jusqu'aux quais, se situent des quartiers de logements. L'axe est-ouest, formé par le pont de pierre, seule traversée de la Garonne de la vieille ville, et le cours Victor-Hugo, coupe le vieux Bordeaux en une partie nord, plus riche, et une partie sud, plus pauvre.

 

  • Choses à faire dans le quartier Centre-Ville :

 

  1. Quartier Centre-ville : group Facebook pour rester informé des toutes les actualités du quartier.
  2. A visiter :
    1. Place de la Bourse en miroir d’eau: le miroir d’eau est l’un des grands incontournables. Situé sur la place de la Bourse, en face de la fontaine des Trois Grâces, le miroir d’eau est un espace à la fois ludique et divertissant. Il s’étend sur 130 mètres de longueur et 42 mètres de largeur. Pensé par l’architecte Michel Corajou, il fait le bonheur des photographes en quête du reflet parfait.
    2. Traverser la place des Quinconces : plus grande place d’Europe, la place des Quinconces qui tire son nom de la disposition en quinconces des arbres qui la surmontent, abrite l’impressionnant Monument aux Girondins, classé au titre des monuments historiques. Vous serez impressionné par la grandeur du lieu !
    3. Monter en haut de la tour Pey Berland : portant le nom de l’archevêque Pey Berland, cette tour estlistée au patrimoine mondial de l’UNESCO et permet d’admirer le superbe panorama sur la ville. La Tour Pey Berland juste à côté, qui est en fait le clocher de la cathédrale. Si vous ne souffrez pas de vertige et que vous n’avez pas peur des escaliers, je vous recommande vivement de monter en haut, car la vue sur Bordeaux y est imprenable !
  3. Cinéma l’Utopia : Rentrer dans l'Utopia, une ancienne église transformée en cinéma. Lieu atypique devenu incontournable, sur la très animée place Camille Jullianl’Utopiaest un cinéma d’art et d’essai très prisé des Bordelais, installé dans une ancienne église. Ici, les films viennent des 4 coins du monde et sont projetés en version originale.
  4. Quais du sport : Courir les 7km entre le Pont de Pierre et le pont Chaban Delmas
  5. Jardin Public : Imaginez… Un lieu situé au cœur de la ville, mais en pleine campagne. Un lieu où la pierre blonde de Bordeaux mélange l’harmonie de son architecture du XVIIIème à la nonchalance d’un ruisseau ceinturé d’arbres centenaires. Un lieu où flâneurs, joggeurs, enfants et grands-parents cohabitent avec cygnes et canards en toute harmonie.
  6. Shopping Rue St. Catherine: tout le monde sait faire de shopping ! Profit de la rue commercial la plus grande d’Europe.
  7. Visiter Cap Sciences : ce musée scientifique de Bordeauxcomporte de nombreuses expositions, aussi bien pour les adultes que pour les enfants.

 

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